Le test complet des Asics SuperBlast 3 : réactive, joueuse et stable !

J’ai toujours trouvé les différentes gammes cohérentes chez Asics, avec de vraies références techniques et bien marquées suivant l’utilisation qu’on recherche. J’ai longtemps maintenu des rotations de chaussures mono-marque, et la version précédente de la Superblast avait bien trouvé sa place entre une Nimbus 28 et une Metaspeed Tokyo. Mais il me manquait un peu plus de stabilité sur la V2 (tout en gardant un super rebond) pour que ce soit une top paire. Est-ce que la V3 est une simple mise à jour ? À voir au cours du test !

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L’Asics Superblast 3 s’adresse à (presque) tout le monde : du coureur qui recherche de l’amorti dans toutes ses séances, au cours d’une sortie tempo ou d’une bonne grosse sortie longue, à celui qui prône le dynamisme sans la rigidité des plaques carbone pendant un exercice soutenu. Joueuse et polyvalente, si on décide de n’avoir qu’une paire pour toute la semaine, elle conviendra parfaitement pour toutes vos longues séances.

Les Asics SuperBlast 3

Caractéristiques techniques

Quand je regarde la Superblast 3, j’ai du mal à croire le poids affiché sur ma balance : 235 grammes en taille 42,5, c’est clairement impressionnant quand on voit sa ligne. Le drop de 8 mm est standard pour une super shoe, mais pourquoi maintenir une hauteur de 45 mm au talon quand les règles de World Athletics imposent 40 mm maximum ? Je me pose encore la question…

La tige a été élaborée dans un mesh recyclé ultra-respirant, qui garde les qualités de la V2, avec une languette à soufflet pour un bon maintien, tout en limitant les points de compression. Pour plus de respirabilité, la languette est perforée sur le cou-de-pied.

Vue de profil / Asics SuperBlast 3

La semelle intermédiaire FF Blast+ est là pour apporter de la fermeté. Composée d’environ 24 % de matériaux biosourcés, elle sert de base, de stabilisateur, et doit assurer la longévité de la chaussure au fil des kilomètres. Deuxième mousse utilisée pour cette partie de la semelle, la FF Leap est la mousse la plus réactive de la marque et la plus légère, qu’on retrouve sur les modèles phares comme dans la gamme Metaspeed. Avec un rôle propulsif, elle est calibrée pour un transfert d’énergie vertical, elle doit (théoriquement) moins s’écraser, et, ainsi, donner cet effet trampoline.

Vue avant / Asics SuperBlast 3

Pour maximiser l’effet de rebond de la mousse, Asics a revu la découpe de la semelle extérieure. On y retrouve une zone évidée au milieu pour permettre à la mousse de se dilater bien plus et favoriser le rebond. Le caoutchouc est placé sur des zones à forte usure, principalement à l’avant et au niveau du talon. Pas de plaque carbone donc, ce qui est rare sur des modèles à plus de 200 €.

L’Asics Superblast 3 garde son look imposant, massif, vous pouvez donc oublier la discrétion. Les couleurs flashent, mais sont très stylées. C’est cette hauteur de semelle qui frappe immédiatement, avec ses 45 mm au talon. Le rocker est très prononcé, à l’avant-pied comme à l’arrière, ce qui promet un réel effet de balancier, pour tous les coureurs. La base, plus large, a été revue par Asics pour une meilleure stabilité, avec une forme de « sabot ». La semelle intermédiaire est vraiment imposante et semble taillée dans la masse, en regardant les lignes sculptées.

Le dessus, les lacets et la languette des Asics SuperBlast 3

Le mesh technique semble très respirant, avec ses zones de tissage plus ouvertes, notamment sur le devant de la tige. Les côtés du mesh ont des surépaisseurs qui vont apporter un maintien du médio-pied, faisant office de renforts. La coque au talon est assez rigide mais bien rembourrée à l'intérieur. Visuellement, elle remonte haut sur le tendon d'Achille, avec une petite tirette subtile et un insert réfléchissant pour la sécurité.

La semelle extérieure est faite de larges zones de mousse FF Blast sans caoutchouc pour sans doute gagner du poids, tandis que les zones d’usure, au talon et l’avant, elles, sont protégées avec ce caoutchouc un peu gaufré.

La semelle des Asics SuperBlast 3

Le test terrain des Asics SuperBlast 3

Une fois aux pieds, je suis surpris par la légèreté. À l'arrêt, l'amorti n'est pas trop mou, elle reste ferme, mais je m’y sens tout de suite très à l’aise. Le laçage est classique mais toujours bien conçu. La languette vient verrouiller le pied mais laisse respirer grâce aux petits trous, le serrage est précis, le pied est bien calé grâce à une plateforme assez large au médio-pied qui rassure immédiatement. Dès les premiers pas autour de chez moi, je sens cette bascule vers l'avant. On gagne 4 cm de hauteur, mais la base est tellement large qu'on ne craint pas l'entorse au moindre gravier, c’est rassurant, même si ça peut être déroutant. La boîte à orteils est assez large, ça respire, primordial pour une sortie longue. En sautant sur place, je retrouve ce qui faisait la qualité de la V2, la Superblast te renvoie immédiatement vers le haut, c’est ferme, mais dynamique, solide. Je sais qu’elle va pouvoir encaisser pendant des kilomètres sans s’affaisser.

Test des Asics SuperBlast 3

Début de l’échauffement, dès les premières foulées, la Superblast 3 impose son rythme. Ce qui surprend, c'est cette sensation de « tapis roulant ». On ne lutte pas contre la chaussure. L'amorti fait un job de filtration monstrueux : les imperfections de la route, les pavés, les plaques d'égout... tout est lissé. On est dans un confort premium, mais sans l'effet d'aspiration vers le bas qu'on pourrait avoir avec une Nimbus. Le pied reste haut, et la transition se fait sans effort grâce au rocker qui guide naturellement la foulée vers l'avant. C’est hyper agréable.

Test des Asics SuperBlast 3

Direction la piste pour voir ce qu’elle vaut réellement sur des séances de vitesse, parce que j’étais assez perplexe quand je l’ai sortie de la boîte… 200/300/400 m, la réponse de la mousse est immédiate. Sans plaque, la chaussure est flexible, très naturelle dans la relance, c’est vraiment surprenant ! À chaque foulée, on sent la mousse se comprimer, puis se détendre ultra-rapidement. J’ai vite oublié qu’elle n’avait pas de plaque carbone. La stabilité sur ce genre de séance est primordiale, et c’est ce qui faisait défaut avec la V2. Là, aucun problème à poser son pied sans vriller.

Test des Asics SuperBlast 3

Sur un fractionné plus long, type 2000/3000m, c’est là, je trouve, qu’elle exprime le mieux ses qualités. La chaussure travaille pour moi, l’économie de course est bien réelle. Le retour d’énergie est constant, on arrive à maintenir une allure avec une facilité déconcertante. J’ai d’ailleurs fini ma séance avec beaucoup de fraîcheur.

Pour finir, le test sur une sortie longue. C’est confirmé, on peut courir à l’économie. La Superblast 3 reste hyper agréable même sur des kilomètres. La mousse fait énormément de bien, même quand la foulée s’affaisse et qu’on commence à attaquer talon. Pas de point de compression, la languette épouse parfaitement le pied, le mesh est respirant. Après ce type de séance, le gain de récupération est flagrant, et le plaisir est constant de bout en bout.

Présentation des Asics SuperBlast 3

Conclusion

Elle peut paraître intimidante pour les petits gabarits par son volume, mais on oublie vite une fois la Superblast 3 aux pieds. Réactive, joueuse, plutôt très stable par rapport à son stack, c’est un exemple pour ceux qui cherchent confort et amorti sans perdre leur qualité de vitesse. On pourra lui reprocher son prix, proche des modèles à plaque carbone, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande, parce qu’elle reste un modèle de polyvalence. C’est pour moi la super trainer la plus complète de ce premier trimestre 2026, parce que c’est simple, il n’existe quasi aucun autre modèle qui coche toutes les cases, à part la Megablast de… Asics !

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